Le shinshin-tōitsu-dō

Shin-Shin-Tōitsu-Dō (心身統一道)

Le Shin-Shin-Tōitsu-Dō (心身統一道) ou littéralement « voie de l’unification du corps et du mental » vise à développer l’intégration entre le corps et le mental au travers d’exercices basés sur la rétroaction biologique (biofeedback).

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Origine

Créé au Japon Nakamura Tenpū (中村 天風), et intégré à l’Aikidō (合気道) par Tōhei Kōichi (藤平光一), les principes du Shin-Shin-Tōitsu-Dō permettent d’expliquer certains faits remarquables auparavant attribués aux puissances mystiques.

Note : le terme « mental » est utilisé ici à dessin à la place d’ »esprit » afin d’éviter toute connotation mystique ou religieuse inappropriée.

Le principe de rétroaction biologique, appelé sous le terme moderne de “biofeedback” est en fait très ancien et est utilisé depuis des millénaires en particulier dans les sociétés d’orient. La méditation ou le yoga en sont de bons exemples.

Rétroaction biologique (biofeedback)

Le biofeedback (ou rétroaction biologique) est l’étude des liens entre l’activité du cerveau et les fonctions physiologiques. En d’autres mots, il s’agit de la science de l’interaction « corps-esprit ».

Le biofeedback s’intéresse à la façon dont les pensées et émotions influent l’organisme.

L’objectif concret du biofeedback est d’apporter améliorations psycho-physiologiques (corps/mental) aux réponses corporelles. Dit simplement, il s’agit de redonner aux personnes le contrôle sur leur propre corps.

L’efficacité du biofeedback est basée sur un principe conceptuellement simple : la conscience (awarness en anglais) égale le contrôle. En japonais, ce principe est résumé par la phrase suivante : kokoro ga shintai wo ugokasu (心が身体を動かす) : le cœur/esprit/intention meut le corps.

Quand une réponse physiologique inconsciente et involontaire typique (ex : une tension musculaire) est monitorée, amplifiée et renvoyée de telle sorte que la personne prenne conscience de sa présence et de son effet, cette personne peut apprendre à appliquer un contrôle volontaire « intuitif » sur cette réponse.

La pratique répétée de ces exercices permet à la personne de se déprogrammer de ses anciens réflexes (ex : raidir le bras sur une saisie) pour de nouveaux plus efficaces (ex : se détendre et rediriger la force de la saisie). Les exercices du « bras impliable », orenai ude, (折れない腕), du « bras insoulevable », agaranai te (上がらない腕) en sont de bons exemples.

Mécanismes d’action

S’il est évident que biofeedback fonctionne (vérifiable au travers de la pratique de l’Aikidō), les mécanismes psychologiques qui interviennent dans l’application d’un contrôle volontaire sont complexes et encore mal compris.

Il est en effet très difficile à une personne d’expliquer comment elle arrive à contrôler une réponse donnée. Si vous demandez à une personne comment elle fait, la plupart du temps, la personne vous répondra qu’elle ne sait pas, mais qu’elle le fait juste.

De plus, si une personne essaie de manière conscience de contrôler la réponse, elle obtient en général le résultat opposé… Par exemple, si vous demandez à une personne de contrôler consciemment l’ensemble des muscles qui lui permettent ordinairement de marcher, elle aura de grands risques de ne pas y arriver et de trébucher…

Toutefois, en prenant simplement conscience de la réponse et en y faisant attention, la personne finit par développer un type de contrôle intuitif. C’est ce que vous faites lorsque, par exemple, vous faites du vélo. Ce type de contrôle s’apparente plus à une « sensation » qu’à un processus de « réflexion consciente« .