Jutsu vs Dō

Dō (道)

Voie, chemin. La notion de (術) va au-delà de la simple maîtrise des techniques, Jutsu (術) et prône le développement de la personne au travers de la pratique de la technique. Se prononce « Michi » quand il est utilisé isolément.

Michi (道)

(道).

Bu-Jutsu (武術)

Techniques de combat.

Budō (武道)

Voie de la guerre, art martial. Le Dō (道) signifiant la voie, cet art propose donc une dimension de développement allant au-delà de la simple maîtrise des techniques et est donc à distinguer du Bujutsu (武術) qui représente les techniques de combat.

Bushidō (武士道)

Littéralement « La voie du guerrier ». Code d’honneur des Bushi.

Les arts anciens

Kobudō (古武道)

Terme regroupant les arts martiaux anciens.

Koryū (古流)

Ancienne école d’art martial.

Bugei (武芸)

Terme ancien désignant les arts de la guerre.

Aiki-In-Yō-Hō (合氣陰陽法)

Méthode de combat du XXIème siècle, issu de la doctrine In-Yō-Hō (陰陽法), littéralement « Méthode du Yin et du Yang », qui recherchait l’harmonie entre l’homme le ciel et la terre.

Les techniques mettent l’accent sur la non-résistance à l’action ou à la réaction d’un adversaire. Elles s’appuient sur la science des déplacements et esquives, et incorporent des techniques de percussion, de projection, de luxation, d’arrestation et d’immobilisation.

Les techniques ont été expérimentées et perfectionnées au cours du temps sur les champs de bataille.

C’est au XVIe siècle que cet héritage se scinda en deux principales écoles anciennes, Koryū (古流) : le Takeda-ryū (武田流) et le Daitō-ryū (大東流).

Oshiki-Uchi (御式內)

Littéralement « Art de défense de la cour ». Art martial se pratiquant à mains nues ou avec armes, développé par le clan Takeda (武田) selon le système de l’Aiki-In-Yo-Ho (合気陰陽). Cette discipline était autrefois réservée aux Samurai (侍) de haut rang. Le maître le plus célèbre fut Saigō Tanomo (西郷頼) (1830 – 1903).

Les arts de combat à mains nues

Sumō (相撲)

Lutte japonaise

Tai-Jutsu (体術)

Techniques de combat à mains nues.

Les arts du bâton

Aikijō (合氣杖)

Techniques de bâton (杖) en Aikidō.

Les arts du sabre

Buki-Waza (武器技)

Techniques d’armes.

Nitō-Jutsu (二刀術)

Techniques de combat à deux sabres du style de Miyamoto Musashi (宮本武蔵). Inclut les combinaisons de sabres de longueurs différentes.

Aikiken (合氣剣)

Techniques de sabre Ken (剣) en Aikidō.

Jūken-Jutsu (銃剣術)

Art de la baïonnette, Jūken (銃剣).

Battō-Jutsu (抜刀術)

Art de dégainer le sabre en portant un coup principal suivi de plusieurs autres coupes secondaires et de le remettre dans le fourreau. La remise au fourreau comprend une suite de gestes destinés à débarrasser la lame de toute trace de sang qui en séchant pourrait bloquer le sabre. Forme ancienne de Iaidō (居合道).

Bō-Jutsu (棒術)

Art ou bien technique du bâton long, le (棒).

Ken-Jutsu (剣術)

Techniques de combat au sabre telles que pratiquées alors par les Samurai (侍). Les techniques not sont pas limitées au Katana (刀) mais incluent également des techniques au Wakizashi (脇差) et Tantō (短刀).

Kendō (剣道)

Escrime japonaise qui se pratique avec des sabres de bambou ou Shinai (竹刀). Littéralement signifiant « la voie du sabre ».

Iaidō (居合道)

Voie du sabre (voie de dégainer le sabre)

Iai-Jutsu (居合術)

Technique pour dégainer le sabre et porter simultanément un coup en instistant spécifiquement sur la vitesse et la puissance de la technique.

Tantō-Jutsu (短刀術)

Techniques de combats au couteau, Tantō (短刀). N’existe pas comme art indépendant en raison du faible nombre de Kata (方).

Tameshi-Giri (試し切り)

Art de couper au sabre. Littéralement « Coupe de Test ». A l’ère féodale, les sabres étaient églement testés sur des cadavres, des casques – les Kabuto (兜) -, des barres de fer.

Shotō-Jutsu (小刀術)

Techniques de combats avec un sabre court, Shotō (小刀), par exemple un Wakizashi (脇差). N’existe pas comme art indépendant en raison du faible nombre de Kata (方).

Les arts de l’arc

Kyūdō (弓道)

Voie du tir à l’arc. Les pratiquants du Kyūdō doivent souvent patienter jusqu’à un an avant de lancer leur première flèche.

Les arts de synthèse

Taiho-Jutsu (逮捕術)

Littéralement « Techniques d’arrestation ». Art martial crée par la police japonaise et notamment la police anti-émeutes, le Kidōtai (機動隊). Le Taiho-Jutsu (逮捕術) est une synthèse de plusieurs arts martiaux traditionnels dont le Karatedō (空手道), le Jūdō (柔道), l’Aikidō (合気道) et le Jū-Jutsu (柔術).

Sōgō-Kakutōgi (総合格闘技)

Sport de combat issu d’une synthèse de différents arts martiaux. Ce sport intègre des techniques de frappe pied-poing issues du Muay Thai (มวยไทย), du Karatedō (空手道)… et des techniques d’immobilisation issues du Jūjutsu (柔術). Aussi appelé MMA (Mixed Martial Arts) dans les pays anglophones.

Signifie littéralement « Synthèse de techniques de combat à main nues » : Sōgō (総合) = synthèse, Kakutō (格闘) combat à main nues, Gi (技) = technique.

Jūdō et Jū-Jutsu

Jū-Jutsu (柔術)

Littéralement « Art de la souplesse ». Anciennes méthodes de combat et de self-défense d’où sont tirés certains arts martiaux modernes dont le Jūdō (柔道). Souvent mal prononcé ou ortographié « Jūjitsu ».

Les arts d’origine chinoise

Kenpō (拳法)

Boxe chinoise (Self défense chinoise). Une des formes les plus connues est le Shorinji Kenpō (少林寺拳法) plus connu sous le nom de kung-fu Shaolin.

Karate

Karatedō (空手道)

Art martial de combat a main nue originaire d’Okinawa. Littéralement signifie « main vide » : Kara (空) = vide, Te (手) = main.

Karate (空手)

→ Voir Karatedō (空手道).

Aikidō

Ki-Aikidō (氣合氣道)

Terme informel qui fait référence au style d’Aikidō (合氣道) dévéloppé par Tōhei Kōichi (藤平光一) : le Shin-Shin-Tōitsu-Aikidō (心身統一合氣道),

Ki-No-Michi (氣之道)

Art d’harmonisation du corps et de l’esprit issu de l’Aikidō (合氣道) et développé par Noro Masamichi (野呂 昌道) en France dans les années 1970.

Suite à un très grave accident de voiture en 1966, il s’efforce de retrouver sa condition physique. Il metra ainsi au point une pédagogie et une approche du mouvement qui formeront les bases du Ki-No-Michi.

Shin-Shin-Tōitsu-Aikidō (心身統一合氣道)

Style d’Aikidō (合道) dévéloppé par Tōhei Kōichi (藤平光一).

Parfois désigné sous le terme informel de Ki-Aikidō (氣合氣道).

Aikidō (合氣道・合気道)

Art martial, créé au Japon dans la première moitié du XXè siècle par Morihei Ueshiba (植芝 盛平)

Après avoir étudié divers arts il se dit que le véritable Budō (武道), voie du guerrier ou du combat, consiste à maintenir la paix. L’alliance de sa réflexion philosophique et éthique et de sa recherche martiale donne naissance à l’Aikidō.

Effet de la 2ème guerre mondiale, l’usage des arts martiaux fut interdit au Japon. La nature non agressive de l’Aikidō fit qu’il fût le premier art martial autorisé par les américains après guerre.

L’Aikidō est un art martial défensif dont le principe est d’utiliser l’énergie de l’adversaire pour neutraliser son attaque. Les techniques suivent en général quatres phases :

  • Sollicitation (de l’attaque pour ne pas la subir).
  • Fusion (avec l’attaque, pas de blocage, pour se mettre hors de danger et préparer la redirection).
  • Redirection (création et conduite du déséquilibre).
  • Neutralisaton (par une projection et/ou immobilisation pour éviter qu’une attaque se reproduise).

L’Aikidō est avant tout un travail sur soi. Il s’agit de progresser aussi bien techniquement et physiquement que mentalement afin d’acquérir une maîtrise physique, mentale et technique permettant de répondre avec calme, efficacité et efficience à une attaque.